Archive | avril, 2011

13Hor, poids lourd à coeur ouvert

28 Avr

13Hor, une plume lourde et efficace qui oscille en permanence entre esprit Hip-Hop, « egotrips » et transmission de savoir. D’un projet à l’autre, d’un album au suivant et de chansons en chansons, l’artiste étonne et surprend par la diversité de son écriture.

Une seule chose ne change pas: « Bruxellois je suis, je le reste et le représente », le programme est lâché par ce MC belgo-congolais. 13Hor est l’une des figures les plus actives et revendicatrices du mouvement Hip-Hop de la capitale.

Pour preuve, il a repris l’hymne new-yorkais « Empire State of Mind » (de Jay-Z et Alicia Keys) à son compte en livrant une convaincante version bruxelloise du tube avec « Empire State of Brussels » entouré d’Aziza et de son comparse Daddy K (ex- Benny B).

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De la force et du mental

Le MC bruxellois est l’un des artistes les plus productifs de la scène actuelle avec pas moins de 3 albums à son actif. Le dernier en date, « Cris du coeur », est un projet très abouti, riche et complet qui ressemble bien à l’artiste et à ses univers.

De chansons plus engagées ou simplement inspirées par ses racines comme « Quand la guerre distribue les rôles », « 1960 gravé dans vos coeurs » ou encore « Comme en été 68 » on passe à de gros titres bourrés de punchlines comme « Bruxellois », « Couilles-Sta » ou « Faites place ».

Quoi de plus normal que de se pencher sur ce personnage dans Yo ? Non, peut-être ! Pour l’occasion, son freestyle est ici un extrait de son album avec le titre « Les Braves ».

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Tu vois comment ?

Et je ne résiste pas non plus à partager avec vous son dernier clip « Tu vois comment ? » qui s’inscrit parfaitement dans la démarche et l’esprit du documentaire. Les plus connaisseurs d’entre vous reconnaitront aisément bon nombre de têtes connues du mouvement Hip-Hop bruxellois.

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La Rez, voix des quartiers bruxellois

15 Avr

Parmi les nombreux rappeurs que j’ai croisé pour Yo ? Non, peut-être !, il est impossible d’en trouver deux semblables. C’est aussi ce qui fait la richesse de ce mouvement. De James Deano à 13Hor, en passant par L’AB7, Scylla, B-Lel, Gandhi ou encore La Rez, chacun pratique un Hip-Hop différent, cultive son personnage et distille des messages aussi variés et complexes que cette ville.

La Rez fait figure ici d’un rap « de quartier ». Mais qu’on ne s’y trompe pas, déjà cette appellation est sans doute réductrice. L’idée n’est pas d’enfermer un groupe ou un artiste dans un format cloisonné et communautarisé, simplement d’observer et d’analyser ce qui fait la force de ces artistes.

Concerts bouillants

Il suffit d’aller faire un tour dans les concerts de Guillotine Records (La Rez, La Révolte,…) pour mesurer l’énorme popularité de ces artistes. Sans passages en radio (comme beaucoup de rappeurs bruxellois) et sans faire une profusion de scènes, La Rez arrive à fédérer tout un public de fans issus des quartiers populaires de la capitale.

Un succès d’autant plus mesurable que leurs concerts agités et parfois chauds, tranchent avec les autres événements Hip-Hop belges qui sont malheureusement trop souvent des concerts où le public garde les mains dans les poches plutôt que de donner de la voix.

Un « rap de rue » ?

Mais tordons le cou aux clichés,  l’idée qu’un groupe représenterait le rap des quartiers, n’exclut évidemment pas les autres rappeurs de ce genre là. Le rap est une musique urbaine qui trouve sa source et son public originel dans les quartiers.

L’élargissement du public Hip-Hop est la preuve que les messages transmis et la musique défendue touche une forme d’universalité qui ne laisse personne indifférent et certainement pas les intellectuels. La Rez ou La Révolte ne sont évidemment pas les seuls défenseurs d’un « rap de rue » (un pléonasme si on y regarde bien !) mais ils en sont sans doute une bonne ‘illustration. Voici le freestyle de Rifino.

En France, de nombreux rappeurs ont assuré un cours de géographie urbaine en plaçant leur département sur la carte du rap et dans la tête d’un public qui dépasse le cadre du Hip-Hop. Jusqu’en Belgique, tout le monde connait le « 93 » (Seine-Saint-Denis) grâce à Joey Starr et Kool Shen, le « 94 » (Val-de-Marne) de la la Mafia K’1 Fry et de Rohff , Les Sages Po’ ou Booba avec le « 92 » (Hauts-de-Seine) et beaucoup d’autres.

A Bruxelles, la mode est arrivé vers la fin des années 90, mais dans un pays sans département, c’est la commune qui a pris la place de la revendication identitaire.

1080, 1050, 1190…

Célébré parfois avec ironie, humour ou une réelle volonté de mettre son quartier en avant, le code postal prend une place essentielle dans le lexique des rappeurs belges. Ici, les « 1190 » (Forest), « 1030 » (Schaerbeek), « 1070 » (Anderlecht), « 1080 »  (Molenbeek), « 1210 » (Saint-Josse), « 1140 » (Evere), « 1050 » (Ixelles) sont tagués, criés en concert, dédicacés en chansons et largement revendiqués par certains acteurs de la scène Hip-Hop.

Mais ils n’ont sans doute pas la même valeur de surenchère d’une « street-credibility » qui se mesurerait au degré de violence de la zone dans laquelle on habite.

« 1190 Tu-peux-pas-test « 

La 3D va-t-elle sauver le porno ?

13 Avr

Des centaines de personnes ont assisté mardi à la première du premier film X chinois en 3D à Hong Kong. Fini le porno ordinaires, « Sex 3D & Zen: Extreme Ecstasy » est le premier film du genre en Chine. Un événement qui illustre bien l’engouement du marché du X pour la 3D.

« Il s’agit de la première projection d’un film X en 3D à Hong Kong. Il ne faut pas s’attendre à un simple film érotique ou quelque chose de vulgaire. Il faut essayer de prendre ce film comme un divertissement pour les adultes« , des propos tenus par le directeur du cinéma en question, Christopher Dim qui, il faut bien le dire, sait défendre son business. D’ailleurs le mot divertissement illustre bien le chemin que souhaitent emprunter les acteurs de l’industrie du X en diversifiant le genre.

3 millions de dollars

Sept projections simultanées ont été tenues dans le centre de Hong Kong pour la première du film qui sort demain sur les écrans nippons. Basé sur un récit classique érotique chinois, « le tapis de prière charnel », ce film à 3 millions de dollars suit un jeune homme qui se lie d’amitié avec un duc et entre dans un monde d’orgies royales et d’autres peccadilles sexuelles… tout un programme.

Deux fois le temps d’un tournage normal

Les producteurs espèrent que la 3D les aideront à développer une activité lucrative dans une niche à part du marché du film. « En fait nous avons déjà attiré beaucoup de touristes et de nombreux ressortissants chinois. Bien sûr, c’est un film pour adultes. Mais les réservations affluent », a déclaré Sun, dont le père, Stephen Shiu, était responsable depuis 1991 d’une société de films érotiques « Sex and Zen ».

C’est cher

Pour se faire, le film a pris presque deux fois le temps d’un tournage conventionnel et avec un budget plus élevé et nécessitant des équipements bien plus avancés. C’est ce qui explique le développement relativement lent des productions 3D dans l’industrie du porno.

Dorcel en pionnier

Mais aujourd’hui, le marché est en plein essor. La société de divertissements pour adultes Hustler est d’ailleurs en train de tourner en trois dimensions la parodie porno d' »Avatar », tandis que metteur en scène italien Tinto Brass prévoit de réaliser une version 3D de son classique de 1979 « Caligula ».

Avant cela, la société française Marc Dorcel s’était déjà lancée dans l’aventure en trois-dimensions en marge du dernier festival de Cannes, en présentant « Short Cuts », le premier film X français en 3D. Rue89 se penchait déjà sur la question il y a un an, se montrant quelque peu sceptique sur l’intérêt du genre.

Nouveaux amateurs ?

Ce nouveau genre de film érotique intervient au meilleur moment dans un secteur sinistré par la profusion de contenus gratuits et des téléchargements sur le web. Surfant sur la vague 3D, amorcée par James Cameron et son film à succès Avatar, l’industrie X a bien compris que le salut de celle-ci pourrait passer par cette innovation, reste à voir si la technologie amènera de nouveaux « fans » du genre.

Martin Médias avec Reuters

Le pire job du monde

6 Avr

Je ne vous cache pas que j’adore les serpents, mais là non c’est pas possible. Conséquence tragique d’un marché de l’emploi saturé, on peut devenir laveur d’enclos à cobras…

Probablement « le pire job du monde », comme l’a justement titré 10minutesaperdre.

Et si vous pensez à quelque chose de pire, n’hésitez pas à faire vos propositions.

B-Lel, Deparone: les gars qui foncent

1 Avr

B-Lel, 22 ans, « une tête d’ange avec une douceur de bucheron » comme il se décrit lui-même dans le clip et le titre qu’il a enregistré pour la dernière compilation Give Me Five.

Un titre fort, puissant et intelligent à l’image de cet artiste reconnu et encore méconnu que certains considère comme la relève du rap bruxellois. Une étiquette qu’il refuse logiquement qu’on lui colle, comme il l’expliquait dans son interview à découvrir prochainement dans Yo? Non, peut-être !

Mais avant le documentaire, il y a toujours ces freestyles que je distille chaque semaine pour lever le voile sur certains acteurs de la scène.

Et quoi de plus normal dès lors que d’associer ce nouveau teaser à Déparone, activiste infatigable du mouvement hip-hop en Belgique

Non content d’avoir rhabillé les magasins comme les bruxellois, il a décidé de tourner aux 4 coins du plats pays avec sa caméra pour capturer des instants d’un monde rap en perpétuelle évolution.

Des freestyles qui s’ouvrent même à l’international et qui l’ont amené aujourd’hui à se lancer dans la réalisation de clip.

A découvrir et à redécouvrir, vous connaissez la chanson, non peut-être ?