Archive | mars, 2011

L’AB(7/2C), OVNI du Hip-Hop

24 Mar

Qui a dit que le Hip-Hop n’était qu’une musique de gangsters et de voyous ? Certainement pas L’AB7. Issu du collectif OPAK, groupe hybride et culte pour les fans de rap en Belgique, il a écumé de nombreuses scènes en compagnie de Scylla, Karib et Masta Pi. Aujourd’hui c’est en solo que L’AB7 poursuit sa carrière.

L’artiste a un profil et un style plutôt atypique:  tatouages et look punk-rock n’roll, auxquels il vient y greffer des accessoires Hip-Hop et bling-bling qui lui ont permis de se construire tout un personnage original. Un personnage qui trouve son alter-ego en la personne de L’AB2C, alias le vilain double de L’AB7 qui se fringue en rose et raconte des horreurs au microphone.

 

Dualité / technicité

De cette dualité, entre un rappeur sombre et conscient et un clown obsédé sexuel, est née un artiste complet en marge d’un mouvement Hip-Hop parfois très strict et très « street ». Qu’à cela ne tienne, avec des années de « Battles » et de scènes partout en Belgique, l’artiste a réussi à la sueur du micro à rallier à sa cause une grande partie de la scène rap, dans toute sa diversité.

Le voici donc logiquement en freestyle pour Yo ? Non, peut-être !, dans une vidéo tournée par moi-même à Schaerbeek, montée encore une fois par Majin Tikal.

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Double tacle sauté

21 Mar

Lewis Gobern est un milieu de terrain plutôt moyen, il joue à Southampton en League One (divison 3 anglaise) et il aime les films de Bruce Lee.

Difficile de faire une faute plus violente et gratuite que celle-ci… Double tacle sauté sans regarder le ballon. Du grand “art”…

Prends ça Nigel De Jong.

Convok et la séance de « punchlines »

18 Mar

Voici le deuxième épisode de la série des « freestyle » réalisés dans le cadre de mon documentaire sur le Hip-Hop à Bruxelles: Yo ? Non, peut-être !.

Dans cette nouvelle vidéo, le rappeur bruxellois Convok passe devant la caméra pour une petite séance de « punchlines ». Pour les moins connaisseurs, la punchline est la balle dans le pistolet verbal d’un rappeur. Elle prend différentes formes et s’apparente à une phrase choc ou un enchainement de rimes. La punchline est là pour passer des messages ou comme simple exercice de style.

En voici une petite démonstration, enregistrée au « Roi des Belges » célèbre bar du quartier des Halles-Saint-Géry dans le centre ville de Bruxelles.

Yo ? Non, peut-être !

11 Mar

Yo ? Non, peut-être ! Immersion dans la musique Hip-Hop à Bruxelles. Voilà le titre complet du documentaire dont je vous parle depuis près d’un an et demi sur le blog. Un docu que j’ai réalisé seul, avec ma petite caméra HD.

Un travail qui a demandé des mois de préparation et plus d’un an de tournage. Aux quatre coins de Bruxelles (vous reconnaitrez sans doute la carte de la ville dans le logo), dans les concerts, les studios d’enregistrements, les magasins, la rue… partout j’ai trainé mes baskets et ma caméra pour capter le rythme et les messages d’un genre musical en plein mouvement.

Freestyles et montage

Au bout d’une vingtaine d’interviews avec certains des acteurs majeurs du Hip-Hop d’hier et d’aujourd’hui (Benny-B, Fourmi, Pitcho, Akro, James Deano, Scylla, Gandhi, BD Banx, 13Hor, L’AB7, B-Lel, La Rez, Hoomam, Deparone, …), le tournage s’est enfin achevé la semaine dernière. A présent, je suis en train de monter le projet et de mettre en scène ces dizaines d’heures d’images.

Histoire de partager un peu ce travail avec vous avant la sortie officielle, je mettrai plusieurs freestyles enregistrés par les rappeurs bruxellois en ligne. A commencer par celui-ci, avec Scylla, l’une des figures de la scène de « Bx« . C’est d’ailleurs son clip, « BX Vibes« , qui m’a donné le déclic pour me lancer vraiment dans cette aventure. Voilà donc le premier « teaser » ;)

Même si j’ai réalisé le documentaire tout seul, j’ai été aidé par différentes personnes. Notamment Déparone, du label Give Me 5 qui m’a conseillé et ouvert les portes à de nombreux contacts.

Plus tard, Julien Kremer s’est occupé du graphisme et de l’habillage visuel du docu; il confectionne encore la future illustration de « YNPE ».

Et enfin, last but not least, je suis actuellement en phase de montage avec Majin Tikal, un petit génie du genre, drogué à des noms qui claquent et cognent fort comme Kourtrajmé, Chapiron, Cassel, Assassin, Koenen et Tarantino.

Vous avez pu retrouver cette aventure à la rentrée 2011 dans un documentaire de 26 minutes. D’ici là, j’espère que les freestyles vous ont plu, Yo !

Les autres freestyles:

Convok et la séance de « punchlines »

L’AB(7/2C), OVNI du Hip-Hop

B-Lel, Deparone: les gars qui foncent

La Rez, voix des quartiers bruxellois

James Deano, rien à déclarer

13Hor, poids lourd à coeur ouvert

La bande-annonce:

Apple, créateur de besoins inutiles ?

7 Mar

Chaque nouveau produit d’Apple suscite un engouement considérable des férus de technologies. Chantre de la « hype » et de la création, Steve Jobs mène le monde du high-tech à la baguette en créant perpétuellement de nouveaux besoins en la matière. Mais pourquoi est-il si fort ?

C’était l’événement technologique de la semaine dernière, le lancement de l’iPad2 par Steve Jobs « himself ». Plus léger, plus performant, plus rapide etc. tout a déjà été écrit sur la nouvelle tablette de la marque à la pomme, à la faveur d’une large campagne de communication alimentée par des mois d’attente et de rumeurs en tout genre.

L’attente. C’est le maître mot dans une campagne de lancement d’un nouveau produit Apple. Le schéma est toujours le même : faire fuiter quelques informations puis attendre, laissez faire les internautes, laisser monter le buzz. Cette attente suscite à chaque fois l’envie, la curiosité, les fantasmes, les rumeurs et surtout l’impatience chez des millions d’aficionados. Quand la mayonnaise semble bien montée, alors Saint-Apple communique, souvent de façon laconique. On avance alors une date clef et on lance les cartons d’invitation.

“Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant ?”

Une mécanique si bien rodée que la moindre petite mise à jour d’un produit à la pomme fait l’effet d’un mini événement. L’actualisation des OS de l’iPhone en sont le parfait exemple. Une logique perpétuelle d’innovation puis d’actualisation d’un nouvel outil à la lumière des défauts du précédent. Une entreprise presque machiavélique de « ringardisation  » de tout ce qui est remplacé ou amélioré.

La révolution d’aujourd’hui deviendra vite un objet obsolète quelques années voir même quelques mois plus tard. Cette logique est propre au marché du high-tech bien sûr, mais chez Apple elle parait presque être à l’essence même de la conception de ses produits.

Plus de mises à jour pour certains iPhones

Pour preuve, la marque vient d’annoncer qu’elle arrêterait les mises à jour pour les iPhone inférieurs à la version 3Gs et les iPod Touch 2G. Le nouvel iOS 4.3 attendu le 11 mars prochain ne sera donc pas disponible sur ces appareils, vieux de moins de trois ans. Une politique qui relance par la même occasion la question propre à la stratégie commerciale des mises à jours.

Car à chaque lancement et pour chaque objet, on se pose une simple question : « Pourquoi ne l’ont-ils pas fait avant ? ». Une interrogation qui peut paraître candide voir même simpliste, mais cette question tout le monde se la pose. Dès le lancement des premiers iPod, du premier iPhone mais surtout de l’iPad, les questions et les critiques pleuvaient. Pourquoi n’y avait-il pas de flash sur l’iPhone ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas exporter la musique de mon iPod sur un PC ? Pourquoi n’y a-t-il pas de caméra sur l’iPad ? Pourquoi ne peut-on pas téléphoner avec l’iPad ? En se référant aux suggestions Google, on pourrait sans doute dresser une liste de plusieurs dizaines d’interrogations du même genre.

Du show, du show, du show

Pourtant, chaque nouveauté se place comme un hit des ventes mais surtout comme un standard de « hype ». C’est bien sur la mode et ses effets d’imitation qu’Apple joue ses meilleures cartes. Un succès du en grande partie à son gourou Steve Jobs. Comme un symbole, malgré ses problèmes de santé, c’est lui-même qui s’est chargé d’annoncer la sortie de l’iPad2. Du pathos, de la mise en scène et une touche de sublime pour lancer la nouvelle version d’une tablette électronique. Un nouveau gadget à la fois désirable, inutile et indispensable présenté comme une révolution d’un genre déjà saturé de projets du même type.

Une fois encore, on se pose une multitude de questions sur le nouvel objet et sur ses capacités. Cependant, devant ces nouveautés technologiques, on oublie sans doute parfois de se poser une question bête et presque primaire : « Au fond, à quoi ça sert ? ». Une interrogation qui pourrait relativiser la plupart de nos achats.

Mais en acceptant le jeu d’Apple et son culte du désirable, en intériorisant l’envie et le besoin de combler des manques artificiels de technologie….  il est difficile parfois d’intellectualiser un achat en se questionnant sur son utilité réelle. « Ça ne sert à rien et c’est pour ça que c’est super… » aurait pu écrire un Paul Eluard 2.0.

Martin Médias pour Geeko

James Deano rappe 5 sur 5

3 Mar

Décidément, après deux ans d’absence le rappeur James Deano a bien l’intention de faire parler de lui. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça marche ! Tout commence avec un clip pop et kitsch qui divise son public et agite les pages Facebook avant de revenir ensuite avec un excellent sketch en guise de réponse parodique.

Cette fois, James Deano s’est associé avec Déparone et son label bruxellois Give Me Five pour réaliser un « freestyle » vidéo. Dans ce mini clip, on retrouve « le buzz et l’argent du buzz » une chanson extraite de la future compilation du label qui sortira ce samedi 5 mars sur le web.

Deano et Give Me Five, un duo qui occupe une bonne place dans le 5 de base du Hip-Hop belge. Histoire de ne pas laisser ses fans en reste, le fils du commissaire vient d’ailleurs de lancer ses freestyle de la semaine sur sa page Facebook. Voici l’épisode 1.