Archive | février, 2011

Les médias en Libye, la révolte de la débrouille

28 Fév

En Libye, ce que certains observateurs appellent déjà une révolution 2.0 continue à faire rage dans les rues comme sur le terrain de l’information. A l’instar des Tunisiens et des Égyptiens, l’opposition doit rivaliser d’ingéniosité, de courage et de débrouille pour informer « librement » les citoyens comme les observateurs étrangers.

Voir l’extrait du JT :  « Libye: les médias ont beaucoup de peine à relayer l’information »

Rendez-leur la révolution

Bien sûr, la chute d’un pouvoir s’obtient par la rue et non par « hashtags » sur Twitter, comme l’expliquait fort justement Philippe Laloux du Soir à propos de l’Egypte. Mais pour qu’une révolte s’opère, le message doit se propager le plus largement possible, les images doivent se partager, les idées circuler…. enfin vous avez compris, je n’aurai pas la prétention ici de donner un cours sur l’importance des médias ou et de l’information dans un conflit.

Kadhafi « Game Over » on TV ?

Alors à l’est de la Libye, de Benghazi à Tobrouk, on s’active pour faire vivre les événements en direct sur le web comme en radio. Les citoyens s’emparent des médias, c’est un phénomène qui se répand jusqu’à Tripoli, toujours aux mains de Kadhafi.

Enfin, la chute du leader pourrait atteindre le climax d’une reprise en main du champ médiatique par le peuple libyen. Elle sera sans doute retransmise sur toutes les télévisions et les ordinateurs du monde. 2.0 qu’on disait….

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Le meilleur clip de rap du monde

27 Fév

Ce n’est pas moi qui le dit mais les fans de l’excellent site débilo-humoristico-geek « 10 minutes à perdre« . Un site dont je vous parlais déjà il y a un peu moins d’un an sur l’ancien blog. Ce duo comique, en plus de délivrer chaque jour un condensé de l’inutile-indispensable du web, distille des sketchs et autres chansons à l’occasion pour le plus grand bonheur des internautes. Leur hit, une chanson absurde au nom sans équivoque: « Vraiment PD »

Ils arrivent aujourd’hui avec une nouveauté, un clip de rap tout pourri filmé avec une vieille handycam à cassette. Leur mission: nous apprendre l’anglais et le breakdance en même temps. Ce clip oldschool, largement inspiré par une vieille chanson d’NTM, nous replonge un peu dans l’univers coloré et graffiti du début des années 90.

 

 

L’occasion d’ailleurs pour Baptiste et Gaël de rhabiller leur site aux couleurs et tendances des années 90’s. Depuis quelques jours, ils relayent tout une série de vieux buzz d’une époque où l’on faisait autre choses de nos journées que de regarder des vidéos sur YouTube.

Ça parait parfois si loin… d’ailleurs si vous prenez un coup de vieux, je vous conseille d’aller faire un tour sur cet excellent site.

BD Banx fait « jumper » rap et rock

19 Fév

L’artiste belge BD Banx poursuit son évolution musicale du Hip-Hop au rock dans un style très particulier et authentique. Pour opérer cette fusion des styles, dans un genre parfois fermé aux mélanges, l’artiste ose casser les clichés et les codes du rap, pour amener la musique à un nouveau niveau.

Ceux qui le connaissent déjà depuis l’époque de « LPC » ou du « Chant Des Loups » ne devraient pas être trop surpris par son évolution musicale, le flow du comparse de Youssoupha est resté intact.

Grosses moustaches

Pour ceux qui le découvrent,  c’est l’occasion de poser un regard différent sur une musique sans barrières, loin des clichés, dans laquelle un rappeur peut s’entourer d’un « band » pour donner une toute nouvelle atmosphère a des textes conscients comme aux meilleures « punchlines ».

Histoire de lancer ce nouveau projet comme il se doit, BD Banx arrive avec un véritable OVNI, clip aux tendances 70’s avec des grosses moustaches. Réalisé par François Chandelle, on assiste à la mise en images décalée de « Jump », un titre indy-grunge-rap-fusion-noisy, appellez ça comme vous voulez !

 

Un titre qu’il a défendu sur scène à la Boutik Rock ce jeudi 17 février où je l’ai filmé dans le cadre de mon reportage sur le Hip-Hop bruxellois Yo ? Non, peut-être!, en phase de fin de tournage.

La sombre déchéance de James Deano

19 Fév

Je vous en parlais il y a quelques semaines, le rappeur belge James Deano fait son grand retour sur la scène musicale…mais tout ne se passe pas vraiment comme prévu.

Son dernier clip « Dream Love » a reçu un accueil plutôt mitigé de son public qui lui reproche de trop s’écarter de la rue. Mais depuis…c’est le drame. Seul et incompris par ses anciens fans, paradoxalement, c’est en plein cœur de la rue qu’on le retrouve.

Les caméras de Nicolas Ceuppens pour « 50 Minutes Outside » l’ont suivi dans une journée comme tant d’autres sur le pavé namurois. Le résultat est accablant.

Salut l’artiste…

Merci l’Internet

15 Fév

Vraiment merci…

« L’attentat pâtissier », une agression comme les autres ?

10 Fév

C’est l’évènement médiatique qui agite le web depuis hier. Eric Zemmour, le célèbre polémiste s’est fait entarter en pleine rue en se rendant à la radio. Un acte revendiqué par « La section bruxelloise de l’Internationale pâtissière » qui souhaitait régler son compte au double Z. Noël Godin a fait des émules, au point d’avoir créer une nouvelle forme de contestation non violente. Ou presque….

S’attaquer à Eric Zemmour (voir la vidéo) est un geste hautement symbolique, à l’instar de Bernard-Henri Lévy, célèbre cible du leader du mouvement pâtissier, le chroniqueur de France 2 est un penseur réactionnaire dont les propos cristallisent toujours autant de passions. Pour preuve, il y a moins d’un mois, le tribunal correctionnel de Paris avait d’ailleurs requis la condamnation du chroniqueur Eric Zemmour pour diffamation et provocation à la discrimination raciale après ses propos controversés.

Des propos  tenus dans l’émission de Thierry Ardisson sur Canal +, « Salut les terriens », dans laquelle il avait déclaré que la « majorité des trafiquants de drogue étaient des noirs et des arabes« .

Le phrase de trop

Coutumier des sentences lapidaires, cette phrase était sans doute celle de trop, celle qui déclenchera la plus grande polémique en tout cas. Quelques mois plus tard, voilà donc Eric Zemmour entarté au panthéon des « pompeux cornichons » avec Bill Gates, Nicolas Sarkozy, BHL (sept fois), Jean-Pierre Chevènement et bien d’autres encore. Ces derniers avaient tous été la cible Noël Godin ou de sa garde la plus proche. Godin ou « Le Gloupier », père spirituel du mouvement anarcho-comique de « l’internationale pâtissière« .

Un mouvement qui ne fait pas toujours rire les victimes de ces attaques. Mais celles-ci se retrouvent bien souvent dans une situation particulière résultante de la nature même de l’attentat. Une réaction disproportionnée les faisant immédiatement passer pour de sinistres personnages, comme le montre cette célèbre scène où BHL serre les poings devant un Godin au sol, interdit devant tant l’agressivité du philosophe à la chemise blanche.

Un acte punissable

Même si l’entartage bénéfice d’une bonne image populaire, irrévérencieuse et joyeusement révolutionnaire, au regard de la loi il est condamnable comme toute agression sans chantilly. C’est ainsi qu’en octobre 2002, suite à une plainte de Jean-Pierre Chevènement, Noël Godin avait été condamné à 800 euros d’amende pour « violences volontaires avec préméditation« . Deux ans plus tard, cette peine fut même alourdie en appel à 2 500 euros, soit 7 531 euros avec les frais de justice.

Eric Zemmour, lui, n’a pas été entarté par « Le Gloupier » mais par des disciples bruxellois à l’humour potache, animés par le même goût de la provocation. Spécialiste en la matière, le chroniqueur n’a pourtant que moyennement apprécié le geste. Passant des insultes qu’on voit dans la vidéo à une déclaration de mépris envers des « abrutis« , l’auteur de « Mélancolie française » ne devrait à priori pas se tourner vers la justice pour faire condamner ses agresseurs.

La justice elle attend toujours Eric Zemmour, les délibérations de son procès pour racisme pourraient aboutir sur une condamnation bien réelle de l’écrivain. Sans blague…

Le Turkmenistan ou la web-dictature

9 Fév

Aaaaah le Turkmenistan….Dictature d’Asie centrale qui reste relativement méconnue du grand public. Pourtant, ce pays se classe parmi les pays les plus fermés du monde en matière de liberté de la presse. Mais plus que l’information, c’est l’accès à celle-ci qui est cadenassée par des tarifs internet exorbitants.

Ce vaste pays côtier de la mer Caspienne partage ses frontières avec l ‘Afghanistan, l’Iran,le Kazakhstan et l’Ouzbékistan. Coincé dans une région qui n’est pas vraiment un îlot de démocratie, cette ancienne  république socialiste soviétique, dirigée de main de fer Gurbanguly Berdimuhamedow, s’affiche comme l’une des dictatures les plus répressives du monde.

Un exemple frappant mais aussi surprenant est l’accès à Internet. Le premier cybercafé du pays a ouvert en 2007 et l’Etat a autorisé l’accès au web à domicile en…2008. Voilà donc trois petites années que les Turkmènes peuvent profiter de l’accès à l’information sur le net, du moins pour ceux qui peuvent se le permettre.

7000$ par mois

Voilà toute la subtilité de la question. L’accès à internet est autorisé mais il est conditionné par des frais de facturation prohibitifs.  C’est bien simple, pour bénéficier d’une connexion au web il faut pouvoir débourser près  de 7000 dollars par mois pour une ligne ADSL. Pour accéder à ce service, un seul service, d’état naturellement : Turkmen Telekom.

Une connexion à haut débit de 2 Mbits par seconde coûte tout simplement 175 fois plus cher au Turkmenistan qu’en Belgique. Mais la dictature asiatique qui entretient des liens privilégiés avec le pouvoir français et ses grandes entreprises a prévu des parades pour les classes les plus défavorisée de la société avec une connexion à bas débit de 64 Kbits (oui oui…64 Kbits !) proposée à plus de 200 dollars par mois, soit le salaire moyen en vigueur dans le pays.

Nous ne sommes pas prêts de voir le hashtag #Turkmenistan souffler un vent de révolte sur la Twittosphère…

La vérité sur l’affaire des jeunes Belges bloqués en Espagne

8 Fév

Beaucoup de choses ont été dites ou écrites au sujet de l’affaire des étudiants bloqués à Lanzarote. L’information arrivait ce weekend au compte-goutte dans les rédactions au gré des emails des parents et des coups de téléphone des jeunes sur place. Ce mardi encore, la Capitale faisait sa une avec un titre sans équivoque « Dehors les gamins de m… ». Petit retour en arrière après un titre ironique et pompeux.

L’histoire commence samedi matin à l’aéroport de Lanzarotte aux Canaries. Vers 10h, les passagers embarquent dans le bus qui les emmène à bord d’un avion de la compagnie Rynair. A son bord des familles, des personnes âgées et un groupe d’une centaine d’étudiants de l’ULB, de Saint-Louis, de l’Ichec et d’autres écoles supérieures. Mais aussi, une poignée de jeunes garçons plutôt agités.

L’un d’entre eux s’emporte contre une hôtesse qui veut lui imposer une surtaxe à cause de son bagage trop grand pour la cabine. Mais la discussion est très animée, le jeune homme refuse de payer et une violente altercation éclate alors entre la bande et l’équipage.

Tout le monde descend

Le fauteur de trouble est arrêté avant de monter dans l’avion. Mais dans l’appareil, ses amis protestent et tentent de retarder le décollage. Au bout de quelques minutes, la commandante de bord appelle la police. La Guardia Civil monte à bord et débarque tous les passagers sans distinction.

Les policiers filtrent alors les passagers, les familles et les personnes âgées remontent à bord, les 120 jeunes restent au sol. Depuis samedi, ceux-ci rentrent par petits groupes vers la Belgique, souvent sur des vols avec escale. Pour cause, le seul vol à destination de Charleroi depuis l’incident décollait ce mardi matin. Ils sont encore une dizaine sur place.

Delphine, étudiante à Saint-Louis, était sur le fameux vol, elle a été débarquée comme tous les étudiants. Pour elles, la bande de jeune est responsable de l’incident : « Ils étaient une quinzaine, il étaient bruyants et ils mettaient la musique à fond sur leurs baffles. Quand la dispute a éclaté, le jeune et ses amis ont commencé à s’énerver et à insulter tout le monde » explique-t-elle. Un témoignage qui va dans le sens des informations données par d’autres passagers dans différents quotidiens et dans les journaux télévisés de la RTBF et de RTL-TVi.

Les « gentils » et les « méchants »

Contactée par e-mail, Marie-France s’explique elle-aussi. Cette dame qui voyageait sur cet avion avec son mari ne mâche pas ses mots, et ses propos prennent même une tournure douteuse : « Déjà à l’aller tous ces « jeunes » ont mis le bazar dans l’avion. Ils hurlaient et ils dansaient à moitié nus dans l’avion. (…) Au retour, ils insultaient l’hôtesse en arabe, ils ont voulu prendre l’avion en otage en gueulant «Molenbeek en force» (…) les étudiants eux étaient très gentils et ils n’osaient rien dire, ils n’ont rien à voir avec ça« .

En lisant entre les lignes de ce dernier commentaire et de ce que l’on a pu lire dans la presse, on observe souvent dans le traitement de cette information une distinction nette entre les étudiants de l’ULB et les autres « jeunes » du vol. La Capitale, dans son édition imprimée, va même plus loin, en mettant un visage sur ceux-ci, des Bruxellois d’origine arabo-africaine. Or c’est là que le bât blesse. Il y aurait donc deux types de jeunes. D’un côté, les « gentils », blancs, étudiants d’études supérieures et éduqués. De l’autre côté, les « méchants » : nord-africains, issus de quartiers populaires et agités.
Des Belges bruyants

Mais à cette logique d’opposition, la commune de Lanzarote elle-même a réagi, relayée par « La Provincia » dans son édition papier. Loin de se lancer dans d’épineuses questions agitant le spectre du racisme, du côté espagnol on met tous les jeunes, étudiants ou non, dans un même panier. Le quotidien parle d’un « cauchemar » pour la population locale et les commerçants de l’île. Les jeunes Belges auraient semé le désordre dans leurs appartements, troublé le sommeil des habitants la nuit, mobilisés les services de police…

Bref, ceux-ci sont décrits comme une horde de jeunes gens ivres et indisciplinés venus perturber le calme de cette île des Canaries. Une histoire qui fait penser au célèbre sketch des Inconnus, qui traiterait ici de la différence entre un bon et un mauvais jeune…

James Deano est de retour !

5 Fév

Et oui, le fils du commissaire fait son come-back dans la musique après un petit détour par les salles de cinoche et le stand-up.

Histoire de frapper un grand coup d’entrée de jeu, on retrouve un James Deano décalé, drôle et plutôt surprenant dans un clip très flashy aux influences 80’s. La chanson « Dream Love » est extraite d’un projet musical assez fou dont je vous reparlerai très vite. Elle raconte l’histoire d’un mec qui tombe amoureux d’une inconnue et qui n’ose pas lui déclarer sa flamme.

Ok, décrit de cette façon ça sent un peu la sitcom AB Productions, mais rassurez-vous, quand Deano s’attaque à l’amour il le fait avec sa gouaille et son style, spécialement pour vous les ladies !

Dans une interview qu’il m’accordait pour le reportage sur le Hip-Hop bruxellois  (« Yo ? Non, peut-être ! »), Deano explique qu’il repart dans un projet musical en « voulant tout reconstruire« , avec une « liberté totale« . Après avoir connu un énorme succès en 2008 avec son hit « Les Blancs ne savent pas danser », il s’était retiré de la musique pour se concentrer à ses nouvelles occupations humoristiques.

Mais on le retrouve en 2011, ressourcé et motivé comme jamais, l’un de ses « kiffe » serait de « se faire sponsoriser par une marque d’eau« . Un rappeur sponsorisé par une marque de flotte ce serait l’anti bling-bling par excellence, c’est tout James Deano.

Nouveau projet

Sans maison de disque, entouré de potes, d’artistes et de jeunes talents du mouvement, on retrouvera très vite un rappeur prêt à prendre tous les risques et tester tous les genres. N’en déplaisent à certains puristes du Hip-Hop.

Mais pour ceux qui l’ignoreraient encore, Deano est tout sauf un produit marketing ou un simple rappeur comique. Présent dans le milieu depuis plus de 10 ans, il a etrenné ses vieilles baskets dans des mixtapes et des projets rap aussi « street » que variés.

Vous le verrez d’ailleurs bientôt sur le blog dans un freestyle inédit, en attendant voici donc le tout dernier clip de James Deano : « Dream Love » réalisé par Alex Barbieux et Patrick Kiaba.

Voici la recette secrète du KFC !

4 Fév

Je ne sais pas du tout de quand date cette fuite, mais c’est sans doute la meilleure nouvelle de ma journée. La recette secrète du poulet frit du Kentucky Fried Chicken est enfin révélée. J’en vois d’ici critiquer le célèbre poulet du colonel, c’est vrai c’est de la junk-food, mais croyez-moi, avec cette recette vos soirées prendront une nouvelle tournure !

A vous les gros « buckets » de poulets frits  devant un match de foot et autres plaisirs simples. Pour les lecteurs les moins américains du blog, dites-vous qu’une telle fuite équivaut plus ou moins à la révélation de la recette de la sauce du Big-Mac ou encore de la fameuse recette du Coca-Cola.

Mondialisation, fric, malbouffe, capitalisme, etc. on est en plein dedans…mais ne boudons pas notre plaisir. Du poulet frit, que demande le peuple ?

Explications de la recette en image et en vidéo.